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mercredi 14 août 2013

L'Assassin Royal 13 : Adieux et Retrouvailles

Titre original :  Fool's Fate (tomes 11 + 12 + 13 français)
Titre français : Adieux et Retrouvailles
Auteur : Robin Hobb
Année de création : 2004
Genre : Aventure, héroïc-fantasy, fantasy
Maison d'édition anglaise : HarperCollin's
Maison d'édition française : J'ai Lu
Date de publication en France : 2008 (initialement sorti en 2006)

Résumé :
Sur l'île d'Aslevjal, les principaux protagonistes se retrouvent enfin face à leur destin. La mort moissonne, les énigmes se résolvent, les serments se dénouent. Une fois encore, Fitz affronte de terribles épreuves qui l'emportent au seuil de l'extrême douleur et du renoncement. Impuissant, il doit dire adieu à certains de ses plus vieux amis. Pourra-t-il au moins sauver le Fou, enfoui dans les cachots du palais de glace ? Laissant tous ses compagnons reprendre le bateau, il reste seul sur Aslevjal et finit par découvrir une grotte dont l'occupant n'est autre que le fameux Homme noir, qui se révèle bien différent de ce qu'on croyait. Bouleversante, riche par ses multiples ramifications, ses nombreux personnages tous plus hauts en couleur les uns que les autres, ainsi que par les prolongements qu'elle suscite dans l'esprit de son lecteur, la série de l'Assassin royal s'impose comme un des chefs d'oeuvre de notre temps.


Ma critique :

Que dire après avoir passé un mois et demi en compagnie de Fitz, du Fou, d'Œil de-Nuit ou encore de Malta, d'Althéa et Brashen ? En refermant ce dernier tome de l'Assassin Royal, j'ai ressenti une sorte de vide. Cette saga est juste magique, et j'ai vraiment ressenti de fortes émotions au fil de ma lecture. Certains passages m'ont fait sangloter, d'autres m'ont fait rire aux éclats. Toute la vie de Fitz est relatée dans ces 2 trilogies, et même si on ne grandit pas avec lui, on se sent tellement proches de lui que lui dire adieu nous semble invraisemblable. Mais on peut le retrouver quand on veut, il suffit de relire les trilogies ! Pour moi, le titre de ce tome a deux significations : pour Fitz bien évidemment, il y a les adieux et les retrouvailles avec certains personnages, tandis que pour le lecteur, il y a les adieux à cet univers fabuleux mais aussi les retrouvailles, si l'envie nous en prend. Après avoir lu une saga telle que celle-ci, je sens que je vais trouver bien fades mes prochaines lectures... J'attendrais un peu avant de me lancer dans Les Cités des Anciens.
Ce dernier tome, un peu dépourvu d'action, sert un peu d'épilogue. On retrouve une sorte de calme après tout ce qui a pu se passer précédemment. l'ennemi est déchu, mais ce n'est pas sans pertes malheureusement... La première partie du tome est surtout dédié au deuil. Après avoir retrouvé le Fou horriblement torturé, Fitz trouve le moyen de le remettre un peu sur pied, mais celui-ci est à présent marqué par des cauchemars. Il offre tout de même un cadeau inestimable à Fitz, qui finit par retrouver ce qu'il avait perdu dans le premier cycle. Il se sent alors plus vivant, et l'auteure nous fait bien ressentir tout ça. Quel bonheur de le voir enfin "heureux". Malheureusement, le Fou veut que Fitz vive pleinement sa vie, mais sans lui. S'ensuit alors leur séparation. En parallèle, les retrouvailles de Fitz avec son entourage ne peuvent que faire sourire le lecteur. On retrouve Patience, qui n'a été présente que sous forme de mentions dans ce cycle. Molly fait également sa réapparition dans la vie de Fitz. J'ai un peu moins aimé cette partie là, parce que Molly n'est pas un personnage que j'apprécie particulièrement, et ensuite, par rapport à ce pauvre Burrich... 

L'univers créé par Robin Hobb ne cesse de nous émouvoir et de nous happer. J'avais du mal à me concentrer quand les livres n'étaient pas entre mes mains, et je frôlais presque l'impolitesse tant l'envie de lire était grande. Je plains un peu mon entourage ^^" 
Je crois que ce que j'ai le plus apprécié dans l'Assassin Royal, c'est le lien entre Fitz et Œil-de-Nuit. 

Cette saga est un énorme coup de cœur !



En bonus : j'ai trouvé une superbe vidéo qui résume dans les grandes lignes la relation entre Fitz et le Fou. Si vous n'avez pas lu la saga, ne la regardez pas sous peine de spoils !


L'Assassin Royal 12 : L'Homme Noir

Titre original :  Fool's Fate (tomes 11 + 12 + 13 français)
Titre français : L'Homme Noir
Auteur : Robin Hobb
Année de création : 2004
Genre : Aventure, héroïc-fantasy, fantasy
Maison d'édition anglaise : HarperCollin's
Maison d'édition française : J'ai Lu
Date de publication en France : 2007 (initialement sorti en 2005)

Résumé :
Sur Aslevjal où le dragon noir gît enfoui dans la glace, Fitz retrouve le fou venu mener à bien la mission qu'il s'est donnée - et dans laquelle il devrait perdre la vie. Mais, d'abord, il faut se rendre au coeur de l'île pour dégager la bête, et le groupe doit affronter des dangers d'autant plus inquiétants qu'on n'en connaît pas l'auteur : de subtiles attaques d'Art poussent Lourd et Fitz à s'opposer, puis ce dernier perd toute faculté d'artiser. Est-ce le fait du mystérieux Homme noir qui hante le glacier ou bien de la Femme pâle, ennemie acharnée du fou et des Loinvoyant ? Fitz devra livrer son plus terrible combat, écartelé entre la fidélité qu'il voue aux Six-Duchés et l'amour qu'il porte au fou. Tout à la fois, il doit affronter Burrich et le poids de ses remords, Umbre qui veut le contraindre à obéir, les Outrîliens manipulés par la Femme pâle, et la puissance effrayante de Tintaglia, la femelle dragon, prête à tout pour ramener au jour l'unique mâle survivant de son espèce.


Ma critique : 

Un tome bien passionnant. On retrouve l'action qui manquait aux précédents ! Fitz et toute sa clique arrivent enfin sur Asjeval où le Fou les a rejoint après avoir été abandonné sur place. On redoute que sa prophétie ne se réalise, mais on se doute que Fitz ne va pas le laisser mourir si facilement. Après quelques avancées tumultueuses dans la neige, Fitz et le Fou se retrouvent dans le repaire de la Femme Pâle, à qui on peut enfin mettre un visage et qui se révèle aussi psychopathe que dans notre imagination. Elle prend alors le Fou en otage pendant qu'elle charge Fitz de décapiter Glasfeu le dragon. Quel choix va-t-il faire au final ? Le Fou, lui, ne semble pas vouloir éteindre la lignée des dragons, quel qu'en soit le prix. Tintaglia non plus d'ailleurs...
On ne s'ennuie pas un seul instant à la lecture, et la conclusion de ce volume nous annonce d'ores et déjà le trame du suivant.
Quel plaisir de revoir Burrich ! J'ai toujours apprécié ce personnage, et sa relation avec Fitz. Mais je trouve dommage qu'ils se disent si peu de choses après ne pas s'être vus pendant 16 ans. Mais l'essentiel est dit, c'est déjà pas mal !

Une remarque à propos des titres : j'ai un peu de mal avec les titres des tomes 10 et 11... "Le Dragon des Glaces" est le titre du dixième, mais on ne voit celui-ci que dans ce tome, vu qu'ils abordent juste l'île. Je trouve qu'il aurait été plus approprié à ce tome. Parce que "L'Homme Noir"... On ne sait pas tellement qui il est, on ne voit que de petites apparitions... Il faudra attendre le volume 13 pour en savoir plus (par contre, le titre est bien trouvé pour celui-ci).



L'Assassin Royal 11 : Le Dragon des Glaces

Titre original :  Fool's Fate (tomes 11 + 12 + 13 français)
Titre français : Le Dragon des Glaces
Auteur : Robin Hobb
Année de création : 2004
Genre : Aventure, héroïc-fantasy, fantasy
Maison d'édition anglaise : HarperCollin's
Maison d'édition française : J'ai Lu
Date de publication en France : 2008 (initialement sorti en 2005)

Résumé :
La narcheska Elliania, des îles d'Outre-mer, a lancé au prince Devoir un défi : il doit lui rapporter la tête du dragon Glasfeu s'il veut l'épouser. Il lui faut donc se rendre sur l'île d'Aslevjal où se trouve le monstre, prisonnier de la glace. Mais le jeune homme a fort à faire pour convaincre les Outrîliens de le laisser partir. Après de longs pourparlers et des préparatifs à Castelcerf, le prince prend enfin la mer, accompagné de Fitz et d'Umbre. Hélas, à la suite des machinations de ce dernier pour l'empêcher de se joindre à eux, le fou, qui a prédit à Fitz sa mort à Aslevjal, demeure retenu dans les Six-Duchés. Lorsque le groupe aborde l'île et son glacier, il installe son campement sur le site où gît le dragon, dans un froid polaire, parmi des plaines de glace et de neige entrecoupées de fractures et de crevasses. Mais, au moment où on commence à creuser, des événements inquiétants surgissent, qui mettent en danger l'expédition. Pourquoi ? Qui en est à l'origine ?


Ma critique :

J'ai un peu moins apprécié ce tome que le précédent. Le voyage pour Asjeval se prépare, et nos personnages n'abordent l'île qu'à la fin... J'ai trouvé les passages en bateau un peu longs et angoissants : l'entêtement de Lourd surtout, était parfois déconcertant. J'aime bien ce personnage, je trouve qu'il a des côtés assez attachants, mais là... On passe un quart du tome à le voir se plaindre du mal de mer, pour ensuite en tomber malade et le voir confier à Fitz, qui sera moins libre de ses mouvements, déjà bien restreints car il est au service des Loinvoyant. 
Malgré la longueur, j'ai tout de même apprécié découvrir les Outrîliens, ennemis des Six-Duchés pendant la guerre contre les Pirates Rouges. On découvre une toute autre civilisation et des manières de vivre différentes, à commencer par la position de la femme. On retrouve Elliana et Peottre, mais toujours aucun indice sur leur but à propos du dragon. Elliana se montre plus mature dans son milieu naturel, et on se demande comment évoluera sa relation avec Devoir.
Niveau relation, on retrouve toujours les échanges d'Art entre Ortie et Fitz. J'aime beaucoup le personnage d'Ortie. On ne la connait que dans ses rêves et à travers les songes de Fitz, mais on se sent déjà proche de ce personnage (elle doit tenir ça de son père !). Je trouve leurs échanges intéressants, en particuliers dans ce tome lorsque Burrich est évoqué.

Encore une fois, j'ai eu du mal avec le découpage français. La fin possède une bonne chute, mais quand on entame le tome suivant, on voit bien que la coupure est mal placée. Heureusement que je n'ai pas eu à attendre avant de le lire !



lundi 12 août 2013

L'Assassin Royal 10 : Serments et Deuils

Titre original :  Golden Fool (tomes 9 + 10 français)
Titre français : Serments et Deuils
Auteur : Robin Hobb
Année de création : 2003
Genre : Aventure, héroïc-fantasy, fantasy
Maison d'édition anglaise : HarperCollin's
Maison d'édition française : J'ai Lu
Date de publication en France : 2008 (initialement sorti en 2004)

Résumé : 
A Castelcerf, Fitz s'efforce de poursuivre sa mission : former un clan d'Art avec le prince héritier Devoir, un serviteur simple d'esprit, et lui-même. Mais comment parvenir à fondre en un tout harmonieux des personnalités aussi disparates ? Car rien n'est apaisé dans la forteresse ancestrale où la menace des Pie se fait toujours plus pressante. Ceux-ci, pétris de haine, ont réussi à introduire des espions à la cour même. Quant à la reine, elle doit recevoir des représentants du Lignage pour mettre un terme aux persécutions des vifiers. Dans sa vie privée, le malheureux Fitz est également tourmenté : son fils délaisse son apprentissage pour une belle jeune fille qui affronte à cette occasion l'hostilité de son père. Et le vieil Umbre, autrefois si lucide, semble perdre la tête : il dévoile l'ambition dévorante et insensée d'entrer dans l'héritage royal. Entre inquiétude, colère et désespoir, Fitz doit donc constamment jongler pour sauver l'avenir du royaume tant sont nombreux les dangers qui les menacent, lui et la dynastie.


Ma critique : 
La fin du tome précédent nous annonçait l'intrigue des prochains tomes : Devoir a pour mission de ramener la tête d'un dragon endormi à la Narcheska pour que celle-ci consente à l'épouser ! Il aura plus que jamais besoin d'un clan d'Art, qui va se révéler assez improbable et apparaître dans des circonstances inhabituelle. L'identité de Fitz est connue par de plus en plus de personnes, et sa relation avec le prince n'en est que meilleure ! Par contre, en ce qui concerne le Fou... Leur dispute débute ce 10ème volume et j'ai trouvé dommage qu'on en arrive là. On ne retrouve plus du tout cette complicité entre nos deux personnages dans  pratiquement tout le tome. 
On fait plus amples connaissance avec Leste, le fils de Burrich, mais aussi avec Lourd, que Fitz a décidé de former à l'Art. Sauf que sous ces airs idiots, Lourd peut se révéler dangereux... On a un peu le même scénario qu'avec Romarin dans le premier cycle. Les Pie constituent toujours une menace, et on ignore encore quel rôle ils auront à jouer par la suite... surtout quand on sait que Henja, la servante de la narcheska, est impliquée.

L'intrigue de ce volume est bien menée, je ne me suis pas ennuyée une seule fois (comme avec les autres livres de Robin Hobb). J'avais hâte que l'identité de Tom Blaireau soit un peu plus connue, et j'aimerais qu'il soit reconnu à sa juste valeur ! Il semble en tout cas intimer le respect chez le Lignage.



vendredi 9 août 2013

L'Assassin Royal 9 : Les Secrets de Castelcerf

Titre original :  Golden Fool (tomes 9 + 10 français)
Titre français : Les Secrets de Castelcerf
Auteur : Robin Hobb
Année de création : 2003
Genre : Aventure, héroïc-fantasy, fantasy
Maison d'édition anglaise : HarperCollin's
Maison d'édition française : J'ai Lu
Date de publication en France : 2008 (initialement sorti en 2003)

Résumé : 
Après avoir tiré le prince Devoir des griffes des Fidèles du prince Pie et l'avoir ramené sain et sauf auprès de sa mère, au château de Castelcerf, Fitz, toujours dissimulé sous le nom de Tom Blaireau, croit avoir terminé sa mission. Il songe à regagner sa chaumière isolée pour y reprendre l'existence tranquille de ses quinze dernières années. C'est sans compter avec la reine Kettricken et son conseiller, Umbre, qui lui demandent instamment de rester pour enseigner l'Art au prince. Il accepte finalement cette nouvelle mission. S'y ajoute bientôt la charge de surveiller la délégation d'Outre-mer qui escorte la fiancée du prince et semble poursuivre des visées secrètes. Tandis que la guerre civile menace le royaume des Six-Duchés à cause des Fidèles du prince Pie qui demeurent dangereusement insoumis, Fitz, toujours prêt à défendre la cause du royaume, doit se démultiplier.


Ma critique :
Ce tome est moins centré sur l'action que le précédent. Devoir revenu à Castelcerf, Fitz a ainsi accompli sa mission. L'histoire va ainsi se concentrer sur les différentes relations entre les personnages, notamment entre Fitz et devoir, qui vont entamer un relation maître à élève au niveau de l'Art. Tout ce tome se centre principalement sur la diplomatie, en commençant par les Outriliens : on va découvrir la fiancée de Devoir, qui semble bien énigmatique et mystérieuse tout au long de ce volume ; puis par Terrilville dont les Marchands ont une requête à apporter.
Quel bonheur de voir s'entrecroiser l'Assassin Royal et Les Aventuriers de la Mer ! Je me doutais qu'on verrait Jek, qui est originaire des Six-Duchés. Elle nous apporte des nouvelles de Althéa et Brashen que l'on prend avec autant de plaisir que le fou - où devrais-je dire Ambre ? - mais que Fitz ne semble pas tellement apprécié... Normal, Jek le connaissait avant même de le voir, grâce à Ambre ! Notre Fitz royal va encore une fois s'interroger sur le Fou, qu'il ne sait plus comment nommer. Entre temps, les marchands de Terrilville annonce que la guerre avec Chalcède les empêche, eux et Tintaglia, de prendre soin des futurs dragons, ce qui va soulever encore plus de questions : qu'entendent-ils par "vrais" dragons ? Bien sur, ayant lu les Aventuriers de la Mer, impossible de ne pas faire la différence, ce que va s'efforcer de faire comprendre le Fou. Quant à Tintaglia, devinez qui est son porte parole ? Selden Vestrit ! Je ne m'attendais pas vraiment à lui, je pensais au début que c'était Reyn ou sa mère ! Il a bien grandi ce petit, et le voir d'un niveau intimidant, c'est bizarre x)

lundi 5 août 2013

L'Assassin Royal 8 : La Secte Maudite

Titre original : Fool's Errand (tomes 7 + 8 français)
Titre français : La Secte Maudite
Auteur : Robin Hobb
Année de création : 2002
Genre : Aventure, héroïc-fantasy, fantasy
Maison d'édition anglaise : HarperCollin's
Maison d'édition française : J'ai Lu
Date de publication en France : 2007 (initialement sorti en 2003)

Résumé : 
C'est une rude mission que Fitz, sous le nom de Tom Blaireau, accepte de la reine Kettricken : ayant endossé l'habit d'un valet, il doit ramener à Castelcerf le prince héritier, disparu vers des contrées lointaines dans de mystérieuses conditions. S'il retrouve facilement la trace du fugitif, grâce au lien magique qui l'unit à son loup, sa tâche n'est pourtant pas aisée, car le prince a été envoûté par une secte qui poursuit de sombres visées sur le royaume à travers leur otage. Placé sous l'influence mentale d'un animal étrange, l'adolescent a perdu le contrôle de ses pensées et obéit aveuglément à ses ravisseurs. Comment Fitz va-t-il parvenir à désensorceler celui qu'il considère comme son fils ? Peut-il compter sur le fou qui voyage avec lui, déguisé sous la vêture d'un riche seigneur ? Et son vieux loup, qui arrive exténué au terme de sa vie, aura-t-il assez de forces pour le seconder ? Une nouvelle fois, Fitz doit affronter sa douloureuse condition de bâtard et servir jusqu'au péril de sa vie ces princes auxquels l'attachent les liens du sang. Rien ne lui sera épargné des tortures et des humiliations, y compris de la part de ceux qu'il pourrait croire ses amis. Et, plus que jamais, le repos, auquel il aspire et que son âge devrait lui permettre, lui reste interdit.


Ma critique : 
Une critique très difficile à rédiger... Je suis encore sonnée par cette lecture intense. Sans vouloir trop spoiler, c'est le tome qui m'a arraché le plus de larmes, ce qui ne m'était pas arrivé depuis Harry Potter 7... Et je ne sais même pas par où commencer.
La traque du prince Devoir se trouve au cœur de l'intrigue. On retrouve Fitz - en tant que Tom Blaireau -, le Fou - en tant que Sire Doré -, et Laurier, la grand'veneuse de la Reine, là où on les avait laissé. Va s'ensuivre tout un itinéraire pour retrouver le Prince, qui passera par Myrteville et Castelmyrte pour ensuite se poursuivre à travers des paysages de campagnes et des bois. J'ai bien aimé cet aspect de la traque ainsi que la découverte de la chasse aux marguets. Castelmyrte est bien connu pour préférer la compagnie des chats à celle des chiens, et c'est avec plaisir que l'on fait connaissance avec ces animaux. Un fait intriguant nous est livré : les chats peuvent exprimer leur pensée par le Vif sans être nécessairement lié, sans doute via leur esprit indépendant. Ces animaux m'intriguent, j'espère qu'on aura l'occasion de les revoir et d'approfondir ce que l'on sait d'eux. Mais ils ne sont pas au goût d'Oeil-de-Nuit, qui semblent les trouver aussi embêtants que les porc-épic ^^ Ah Oeil-de-Nuit... Un personnage que j'affectionne beaucoup ! J'aime beaucoup les loups et les animaux, et celui-ci est encore plus proche des lecteurs lorsqu'on a accès à sa pensée. Je partageais sa douleur avec Fitz lorsqu'Oeil-de-Nuit semblait épuisé... 
On a un aperçu de ce que le Lignage représente pour les Six-Duchés, et ce n'est pas très glorieux... J'imagine que les autres tomes démêleront un peu tout ça et que Fitz ne va pas rester les bras croisés. Parce que c'est de là que tout part dans ce volume, puisque le prince Devoir est "enlevé" à cause de son ascendance qui lui a fait cadeau du Vif.
Nos compagnons finissent par retrouver le prince, qui ressemble fortement à son père. La rencontre entre lui et Fitz est assez explosive, et Devoir ne semble pas le porter dans son coeur. Pourtant, Fitz va tout faire pour qu'il puisse s'échapper. Nos deux personnages font un détour par l'île des Autres, que j'ai de suite reconnue quand Fitz s'est mis à ramassé ce que la plage contient. Ces créatures me semblent encore plus abjectes que dans mon souvenir, elles font froid dans le dos et je me demande bien quel est leur but (à part la conservation des trésors de la plage). 

Difficile d'en dire plus sans spoiler, mais vous aurez compris que j'ai une fois de plus adoré ce volume dans lequel il se passe beaucoup de choses, autant au niveau de l'action que des émotions.J'ai encore un peu de mal à m'en remettre ^^" 
Par ailleurs, je trouve que la couverture est magnifique ! 



dimanche 4 août 2013

L'Assassin Royal 7 : Le Prophète Blanc

Titre original : Fool's Errand (tomes 7 + 8 français)
Titre français : Le Prophète Blanc
Auteur : Robin Hobb
Année de création : 2002
Genre : Aventure, héroïc-fantasy, fantasy
Maison d'édition anglaise : HarperCollin's
Maison d'édition française : J'ai Lu
Date de publication en France : 2007 (initialement sorti en 2003)

Résumé : 
Quinze années ont passé. Loin de la cour, et le coeur blessé, Fitz s'est réfugié dans une chaumière isolée avec son inséparable oeil-de-loup pour unique compagnon. Il espère enfin avoir trouvé la paix et rompu avec son terrible passé. Mais c'est compter sans son destin. Car, bientôt, des visiteurs inattendus viennent tour à tour troubler sa retraite avec des motifs déguisés : Umbre, son vieux mentor ; Astérie, la ménestrelle avec laquelle il entretient épisodiquement des relations amoureuses ; et le fou, toujours plein d'entrain, sur qui les années semblent n'avoir aucune prise. À mots plus ou moins couverts, tous trois lui soufflent la même chose : on a besoin de lui à Castelcerf, où règne la reine Kettricken, pour retrouver le prince héritier Devoir, qui a disparu dans de mystérieuses conditions. Après un long combat intérieur, Fitz décide de se mettre en route. Mais, pour éviter d'être reconnu, c'est en valet qu'il s'introduit à la cour et commence la difficile quête du prince sur lequel se portaient tous les espoirs. Les obstacles ne vont pas tarder à surgir de tous les côtés.


Ma critique :
J'aurais du faire une petite pause avant d'entamer ce tome. Après avoir fini les Aventuriers de la Mer, je n'avais qu'une envie : retrouver l'univers familier de Robin Hobb. Seulement, malgré ma grande affection pour Fitz, son récit m'a semblé bien fade en comparaison des Aventuriers de la Mer. Mais cette impression s'est rapidement dissipée à partir du moment où le Fou revient dans vie.
Parce qu'il faut bien le dire, il ne se passe pas grand chose au début, on vit avec Fitz sa vie de reclus, tout solitaire qu'il est devenu. On revoit Astérie, qui m’apparaît encore plus antipathique qu'avant, puis Umbre qui semble un peu plus ouvert. Bien sur, on retrouve Œil de-Nuit, toujours inséparable de Fitz. Il m'a fait de la peine, avec sa souffrance et sa vieillesse. Car oui, il vieillit, et j'ai bien peur que l'inévitable arrive à un moment de la saga (tout semble aller dans ce but malheureusement).
Puis, l'action reprend avec le retour du Fou, qui a bien changé ! Fitz - ou devrais-je dire "Tom Blaireau" ? - lui narre donc ce qu'il a entreprit depuis la libération des dragons, et j'ai beaucoup aimé ce passage où on apprend enfin autre chose que l'entretien d'une chaumière ! On fait également quelques parallèles avec les Aventuriers de la Mer que j'ai accueilli avec joie : la jument Malta qui n'est pas sans rappeler un personnage que j'affectionne, puis le passage ou Fitz nous livre avoir rêvé du Fou dans une mauvaise posture (qui correspond au moment où Larvoy l'avait miraculeusement aidé sur le Parangon, compte tenu de son aversion pour elle). Et puis, il y a aussi les mentions à propos de Terrilville et du Désert des Pluie. Tout cela m'a emprunt de nostalgie, et j'ai beaucoup aimé ces petites références.
Et enfin, vient l'action, après que la moitié de ce tome soit bien entamée : Fitz est convoqué à Castercelf sur demande de Umbre, qui souhaite lui confier une importante mission. Et encore une fois, je déplore le découpage français, car l'action s’interrompt brusquement, et quand on ne peut lire la suite immédiatement, ça peut sembler frustrant. Heureusement, ce n'est pas mon cas, et je me plonge dans le tome suivant une fois cette critique publiée !

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé Fitz, le Fou, Umbre, Oeil-de-Nuit et tous les autres ! On découvre aussi de nouveaux personnages tout à fait attachants, comme Heur que j'ai apprécié dès le début, et Jinna par exemple.
The Tawny Man commence lentement, mais il est nécessaire de bien s'imprégner des événements passés des quinze dernières années, et je sens que cette trilogie va une fois de plus me plaire, dans la lignée des précédentes !




samedi 3 août 2013

Les Aventuriers de la Mer 9 : Les Marches du Trône

Titre original : Ship of Destiny (tome 7 + 8 + 9 français)
Titre français : Les Marches du Trône
Auteur : Robin Hobb
Année de création : 2000
Genre : Aventure, héroïc-fantasy, fantasy
Maison d'édition anglaise : HarperCollin's
Maison d'édition française : J'ai Lu
Date de publication en France : 2009 (initialement sorti en 2007)

Résumé : 
Avec Mère à son bord, Parangon peut enfin retrouver son intégrité perdue, un visage, et peut-être même la vue. Il ne lui en faudra pas moins pour affronter la Vivacia, sur laquelle Kennit règne toujours en maître, au point qu'il fait d'Althéa, la propriétaire légitime de la vivenef, sa prisonnière ! Mais il faut croire que la chance insolente qui a si bien servi le pirate jusqu'ici l'a quitté : la flotte jamaillienne, bien décidée à ne pas le laisser retenir plus longtemps le gouverneur Gosco et Malta en otages, lui fait échec. Tintaglia, le dernier dragon de Clochetinte, toujours à la recherche de cette dernière, vient elle aussi déranger ses plans. Quant aux serpents, il n'auraient pas pu trouver meilleur moment pour le laisser tomber...


Ma critique :
Ça y est, c'est la fin. C'est avec beaucoup de peine que je referme ce dernier tome des Aventuriers de la Mer, une superbe conclusion à cette magnifique saga. Il y a encore quelques questions qui restent en suspens, mais malgré ça, j'ai apprécié cette fin. J'aimerais tellement qu'il y ait une suite ! J'aimerais retrouver ces personnages, j'espère qu'on les mentionnera un peu dans la suite de l'Assassin Royal. Dans ce tome, on sent que les deux séries sont bien liées : Jek qui mentionne les Six-Duchés, Parangon qui ressemble étrangement à un personnage de notre connaissance, avec sa boucle d'oreille et sa hache, ...
Les chemins de nos personnages convergent tous et se rejoignent dans ce dernier tome. Beaucoup d'actions et de révélations sont présents tout au long de ce tome pour aboutir à une bonne conclusion. Les Vestrit sont toujours au centre de l'histoire. Cette famille subit de dures épreuves mais finit toujours par se relever. Les Vivenefs sont bien présentes et s'associent ; des alliances se créent entre les différents peuples / cités... Les serpents de mer aussi sont bien présents, surtout lorsque Tintaglia vient les chercher. Je me demande quelle répercussion aura l'arrivée des dragons dans les autres sagas de Robin Hobb.
En achevant cette saga, je me suis rendu compte que je m'étais attachée à la plupart des personnages, que je les ai vu changer et mûrir. Je pense d'abord à Brashen, qui n'est plus ce drogué à la cindine, puis à Althéa qui a appris à faire confiance aux autres, à Keffria qui n'est plus cette épouse soumise, à Reyn qui a finit par découvrir l'amour, à Hiémain qui apprend à se découvrir, ... Bien sur, il y a des changements plus flagrants chez les autres, comme Malta et Selden qui se rapprochent des Anciens. Même le Gouverneur a un peu (je dis bien un peu, c'est toujours un gamin gâté) mûri grâce/à cause de son voyage. J'ai aussi un peu apprécié Kennit dans ce dernier tome même s'il a fait un acte impardonnable. J'ai eu de la peine pour lui, et je suis heureuse de ce qu'il lui arrive à la fin, par rapport à Parangon. Parangon, que j'aime encore plus avec son nouvel aspect. Toujours un peu fou, il semble plus serein et plus accessible.
Ils vont tous me manquer !
Et dire que j'avais des appréhensions avant de lire cette saga, et en lisant le premier tome... Comme quoi, il ne faut pas prêter attention à nos préjugés.

Ainsi s'achève les Aventuriers de la Mer. J'ai beaucoup de peine à quitter tous ces personnages auxquels je me suis grandement attachée. J'ai beau être impatiente de retrouver Fitz, ça va quand même me sembler bien fade au début, en comparaison de cette grande diversité dans la narration.




Les Aventuriers de la Mer, Tome 9 : Les Marches du Trône



BONUS : J'ai trouvé une superbe map qui rassemble le royaume des Six-Duchés et la côte (source : ?) 



vendredi 2 août 2013

Les Aventuriers de la Mer 8 : Ombres et Flammes

Titre original : Ship of Destiny (tome 7 + 8 + 9 français)
Titre français : Ombres et Flammes
Auteur : Robin Hobb
Année de création : 2000
Genre : Aventure, héroïc-fantasy, fantasy
Maison d'édition anglaise : HarperCollin's
Maison d'édition française : J'ai Lu
Date de publication en France : 2008 (initialement sorti en 2007)

Résumé : 
Les choses sont allées trop loin, bien trop loin, pour espérer éviter une bataille ouverte entre la Vivacia, sur laquelle le capitaine Kennit règne sans partage, et le Parangon, le navire fou appareillé par Althéa et les siens. Et tandis que le dragon tient à distance de Terrilville les envahisseurs chalcédiens, des alliances politiques se trament dans l'ombre. Mais impliquer Tintaglia dans la sauvegarde de la ville et dans la recherche de Malta n'est pas sans conséquences, d'autant que cette dernière est maintenant l'otage de pirates pour le moins cupides...


Ma critique : 
Une fois de plus tout s'enchaîne ! Ce tome-ci est beaucoup moins pacifiste (si on peut dire ça comme ça) que les autres ! En effet, on assiste d'une part à l'affrontement entre les deux vivenefs, Vivacia - rebaptisée Foudre - et Parangon, avec des enjeux importants des côtés ; et d'autre part, on assiste au soulèvement de Terrivilville contre Chalcède qui semble bien décidé à récupérer la terre des Marchands. C'est sans compter l'aide de la Dragonne Tintaglia. C'est assez amusant et déconcertant de voir que celle-ci ne sert que ses propres intérêts. Elle va aider - contre sa volonté -  les humains, qu'elle considère comme équivalent à des pigeons, en échange de leurs services.
C'est fou le talent qu'à Robin Hobb pour m'étonner à chaque fois à propos de ses personnages ! J'avais déjà était surprise par le changement radical chez Malta, et là maintenant, c'est son petit frère qui m'impressionne ! Il a quoi, 9 ans ? (il avait 7 ans au début de la série si je me souviens bien) Le voilà maintenant à s'exprmier comme les Anciens et à développer les caractéristiques des Marchands du Désert des Pluies. Il s'était déjà bien affirmer dans les 2 tomes précédents, mais là, il m'impressionne ! Sa voix est bien plus sage que celle de certains Marchands de Terrilville. J'aime bien le lien qui se développe entre lui et Tintaglia. Nul doute qu'il deviendra un ménestrel hors pair !
J'ai beaucoup apprécié ce tome-ci, surtout par le plein d'actions dont nous régale son auteur : on sent bien que la fin est proche. Althéa retrouve enfin Vivacia, après tout ce qu'elle a pu effectuer. Sauf que Foudre - le dragon qui sommeille en elle - n'a pas vraiment envie qu'elle foule sa structure, tout comme Kennit qui redoute les répercussions que ça pourrait avoir. Et puis, il veut la garder, sa Vivacia ! Avec les serpents de mer à ses ordres, il se sent plus fort que jamais. Je n'apprécie pas beaucoup ce personnage... J'aime son lien avec Hiémain, mais il a vite fait de me faire revoir mon jugement lorsqu'on a accès à ses pensées : tout est calculé chez lui, c'est fou ! Dans un sens, je le respecte pour ça. On en apprend plus sur son lien avec Parangon, ce qui nous amène à un peu mieux le comprendre. Mais quel égoïste quand même. Je lui préfère de loin Parangon, un des personnages les plus emblématiques de la série selon moi. On sait enfin d'où lui vient sa folie et son semblant de schizophrénie - pour le coup, le mot est bien trouvé !
Quant à Malta, elle est toujours embarqué avec cet idiot de Gouverneur. "Mais faîtes le taire !" ai-je envie de m'exprimer à chaque fois. Elle se sort avec brio de situations angoissantes, et on constate qu'elle est bien mieux traité par les pirates que par les chalcédiens. Ce qui montre bien que le Gouvernorat doit être repensé. Et Malta en a dans la tête et est bien décidée à exploiter son héritage de Marchande. Reyn est à sa recherche et a conclu un pacte avec Tintaglia. La force de son amour me frappe toujours autant, et j'ai hâte de les voir enfin réunis.

On n'a qu'une hâte en refermant ce tome : lire le prochain !



Les Aventuriers de la Mer, Tome 8 : Ombres et Flammes

jeudi 1 août 2013

Les Aventuriers de la Mer 7 : Le Seigneur des Trois-Règnes

Titre original : Ship of Destiny (tome 7 + 8 + 9 français)
Titre français : Le Seigneur des Trois-Règnes
Auteur : Robin Hobb
Année de création : 2000
Genre : Aventure, héroïc-fantasy, fantasy
Maison d'édition anglaise : HarperCollin's
Maison d'édition française : J'ai Lu
Date de publication en France : 2008 (initialement sorti en 2006)

Résumé : 
Une fois encore, les femmes de la famille Vestrit sont au coeur de toutes les polémiques : Ronica, la matriarche, se dresse seule face à ceux qui accusent les siens d'être à l'origine du chaos régnant à Terrilville ; sa fille, Althea, toujours à bord du Parangon, traque la Vivacia, la vivenef familiale devenue le vaisseau amiral de la flotte pirate de l'impitoyable Kennitt ; et sa petite-fille, Malta, a disparu dans le tremblement de terre qui a détruit la cité des Anciens, sur les rives du fleuve du Désert des Pluies. Mais le fiancé et le frère de cette dernière, piégés alors même qu'ils s'étaient lancé à sa recherche, pourraient bien bénéficier d'un petit coup de pouce inattendu...

Ma critique :
Le rythme s'accélère depuis le tome précédent. Le dragon Tintaglia est enfin libérée de ses chaînes et va poursuivre le but de perpétuer sa race en recherchant les derniers survivants. Chose difficile étant donné que les cités des Anciens sont en ruines.
Terrilville est plus que jamais divisée et les conflits qui opposent les Marchands sont de plus en plus importants. Tout cela à cause se ce satané Gouverneur. Même caché, il n'apporte que des ennuis, puisque par un heureux hasard, il se retrouve embarqué sur le fleuve avec sa Compagne et Malta. Celle-ci les a aidé à sortir de la cité en train de s'écrouler, et lui ne pense qu'à l'insulter et la menacer. Une vraie tête à claque ! Il est encore pire que l'ancienne Malta. Je pensais qu'il s'assagirait un peu avec cette histoire d'éboulement, mais même pas -_- 
De son côté, Hiémain est toujours blessé de son entrevu avec Celle-Qui-Se-Souvient, et ses connaissances à propos de la vraie nature des Vivenefs lui font peur, il ne veut pas que Vivacia l'apprenne à travers leur lien. Seulement, le Dragon tapis à l'intérieur de Vivacia commence à prendre contact avec lui après s'être réveillé. Vivacia va se sentir très mal en découvrant la vérité et va se replier sur elle-même pour laisser la place au Dragon Foudre, qui semble lui aussi prédisposé à faire de la piraterie avec Kennit. de son côté, Althéa est toujours à la recherche de la Vivacia, et la tension entre elle et brashen est à son comble.
Ronica Vestrit est quant à elle resté sur place à Terrilville, et on constate à travers ses yeux la désolation qui y règne (pillages, conflits). 
On voit bien que les Vestrit jouent tous un rôle plus ou moins important dans le récit.
Bon par contre, j'ai énormément de mal lorsque la narration se met du point de vue de Sérille, une autre Compagne du Gouverneur qui possède temporairement le pouvoir de celui-ci sur Terrilville. Je suis entièrement du côté de Ronica, et sa soif de pouvoir m'agace terriblement. Tout ce qu'elle veut, c'est régner sur Terrilville, peu importe si celle-ci soit debout ou flageolante... raaah, je ne sais pas qui je préfère entre elle et le Gouverneur... Certes, elle a vécu des moments difficiles et c'est pour cela qu'elle ne veut dépendre de personne, mais tout de même... Elle me fait fortement penser à Ombrage, dans Harry Potter , surtout lorsqu'elle s'offusque pendant le conseil des Marchands, lorsque ceux-ci prennent la parole dans leur propre conseil sans son autorisation (il manque plus que les "hum hum" agaçants).


Un tome dans la continuité des autres, toujours riche en révélations. J'ai hâte de voir ce qu'il va se passer du côté de Malta (et j'espère bien que Brashen et Athéa vont se bouger un peu).



Les Aventuriers de la Mer, Tome 7 : Le Seigneur des Trois Règnes

Les Aventuriers de la Mer 6 : L'Éveil des eaux dormantes

Titre original : Mad Ship (tome 4 + 5 + 6 français)
Titre français : L'Éveil des eaux dormantes
Auteur : Robin Hobb
Année de création : 1999
Genre : Aventure, héroïc-fantasy, fantasy
Maison d'édition anglaise : HarperCollin's
Maison d'édition française : J'ai Lu
Date de publication en France : 2007 (initialement sorti en 2006)

Résumé : 
Une vivenef maudite et aveugle ; un équipage composé de coupe-jarrets ; un ennemi armé jusqu'aux dents. C'est dans ces conditions pour le moins précaires qu'Ambre, Althéa et Brashen embarquent sur le Parangon enfin remis à flots. Le temps presse car la Vivacia doit être arrachée des mains du pirate Kennit avant que celui-ci ne se soit définitivement attaché l'âme de la vivenef. La situation n'est guère plus reluisante pour les membres de la famille Vestrit restés à Terrilville. Malta s'efforce de faire bonne figure au bal de l'Été, mais le dragon du Désert des Pluies accapare ses pensées. Et si elle avait un rôle à jouer dans les plans de cet être millénaire ? Petit à petit, le lien qui unit vivenefs et dragons se retisse... mais dans quel but ?


Ma critique :
Quel tome, mais quel tome ! Sans aucun doute mon préféré de la série (du moins sur les 7 premiers x)). J'en suis même venue à me dire que je préférais les Aventuriers de la Mer à l'Assassin Royal (normal, je suis en train de les lire... on verra si je ne change pas d'avis en lisant la suite de l'AR ^^), alors que j'avais quelques appréhensions et hésitations sur cette série. Au final, je ne regrette pas un instant de la lire entre les tomes 6 et 7 de l'Assassin Royal.
Il y a une multitude d'actions dans ce tome ! Déjà, on a le lancement de Parangon pour lequel je trépignais d'impatience. Et comme prévu, celui-ci réagit plutôt mal au début. Quelle Vivenef imprévisible ! On en apprend plus sur les natures des vivenefs dans ce tome et le lien entre elles et les serpents de mer se clarifie, et on a enfin quelques réponses aux grandes questions que l'on se pose. 
L'arrivée du Gouverneur a Terrilville met en avant les complots des nobles de Jamaillia, et il n'y a qu'une solution pour que la situation ne dégénère pas : il faut placer le Gouverneur en lieu sûr ! Tout ceci va entraîner Malta et sa famille dans le désert des Pluies. Malta, dont l'importance grandit encore dans ce tome. Elle m'a beaucoup impressionné, j'ai du mal à penser qu'il y a à peine quelques centaines de pages, elle était cette gamine hautaine et exigeante... Quel changement ! J'ai d'habitude du mal avec les personnages qui ont un revirement de personnalité, mais là, ça passe tellement bien que Malta est désormais l'un de mes personnages préférés. Elle voulait tellement être une femme avec de beaux vêtements, mais au final, elle devient adulte et découvre que ce n'était pas ce qu'elle s'imaginait... Pas de jolies robes et de harem, seulement des responsabilités et une bonne prise de conscience (il était temps). Avec elle, on découvre le Désert des Pluies et les cités des Anciens, qui sont dans un mauvais état et sujettes aux éboulements. Hantée par le dragon, Malta va arpenter la cité dans le but de lui venir en aide. J'ai beaucoup aimé ce passage à travers la cité. L'histoire prend vraiment un tournant magique avec la présence du dragon. 
Apparait également Celle-Qui-Se-Souvient, le serpent de mer que recherchent ses semblables pendant tous les autres tomes. Celle-ci fait la rencontre de Hiémain qui viendra à son secours. Hiémain m'a impressionnée dans ce tome. J'avais l'impression qu'il était sans cesse à la recherche de son identité, par rapport aux préceptes de Sâ, etc. Et là on dirait bien qu'il l'a trouvé. Il pense que sa place est auprès de Kennit. La relation qu'il entretient avec celui_ci est plutôt d'ordre paternel. Kennit, qui semble toujours avoir un coeur de pierre, semble vraiment apprécier son petit prophète, et je trouve ça mignon. Et puis il y a aussi Etta qui en est venu à considérer Hiémain comme un ami. Elle qui était au départ si peu réceptive à ses marques d'attention.
Revenons à Parangon et son équipage : Brashen possède la fonction de capitaine tandis qu'Althéa se retrouve lieutenant, et Ambre charpentier. La relation qui relie nos deux tourtereaux est toujours aussi ambiguë, et j'espère vraiment qu'ils vont se bouger x) La relation entre Malta et Reyn avance beaucoup plus, même si ce n'est pas encore certain que malta partage les sentiments de son fiancé. Reyn est vraiment un super personnage. Derrière ses airs d'intellectuel, c'est vraiment un grand romantique, et je suis certaine que lui-même l'ignorait (quelle chanceuse cette Malta !).
Les destins de nos personnages se croisent et se rapprochent de plus en plus. J'aime beaucoup le rythme de cette saga, et l'univers que Robin Hobb a créé est tellement vaste qu'il est impressionnant de voir comment elle combine tous ces différents lieux (Terrilville, le Désert des Pluies, la cité des Anciens, les îles Pirates, ...) sans que l'histoire n'en soit trop démantelée.

Un tome très prenant (j'ai fait l’associable toute la journée ha ha !) avec beaucoup d'actions et de révélations. Sans oublier un final vraiment époustouflant ! Si je devais résumer en une phrase : impossible de lâcher ce livre.



Les Aventuriers de la Mer, Tome 6 : L'Eveil des Eaux Dormantes