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mercredi 9 décembre 2015

The Ancient Magus Bride, tomes 1 à 3 + Booklet

Titre original : 魔法使いの嫁 (Mahou Tsukai no Yome)
Titre français : The Ancient Magus Bride
Mangaka : Kore Yamazaki
Année de création : 2014
Genre :  Shônen, fantastique, surnaturel, mystère
Pays : Japon

Magazine de prépublication : Comic Blade, Comic Garden
Maison d'édition japonaise : Mag Garden
Maison d'édition française : Komikku
Nombre de volumes parus au Japon : 4 (en cours)
Nombre de volumes parus en France : 3 (en cours)
Date de publication en France : 2015


Résumé :

Chisé Hatori a 15 ans. Elle n’a ni famille, ni talent particulier, ni aucun espoir dans la vie. Un jour, elle est vendue à un sorcier, un non-humain dont l’existence remonte à la nuit des temps... Il la prend sous son aile pour faire d’elle sa disciple et lui annonce qu’à terme, elle deviendra son épouse. Alors, les aiguilles qui semblaient à tout jamais figées dans son cœur se mettent à tourner de nouveau, petit à petit...


Mon avis : 

samedi 6 juin 2015

Sword Art Online - Aincrad

Titre original : ソードアート・オンライン  クラッド
Titre français : Sword Art Online - Aincrad (vol. 1 et 2)
Auteur : Kawahara Reki
Illustrateur : Abec
Année de création : 2009
Genre :  Action, Aventure, Fantastique, Romance, Science-fiction, Jeux vidéo
Pays : Japon

Maison d'édition japonaise : ASCII Media Works
Maison d'édition française : Ofelbe
Nombre de volumes parus au Japon : 15 (en cours)
Nombre de volumes parus en France : 4 (en cours)
Date de publication en France : 2015


Résumé :

Un "game over" entraînera une mort réelle. Kirito a accepté cette certitude depuis qu'il a décidé de combattre en "solo" à l'intérieur de l'Aincrad, cette gigantesque forteresse volante qui sert d'univers au plus redoutable jeu en ligne connu sous le nom de Sword Art Online. Comme lui, des milliers de joueurs connectés, pris au piège dans ce monde virtuel où le moindre faux pas peut être fatal, luttent pour regagner leur liberté. Kirito veut conquérir seul les cent étages qui le mèneront au combat final, mais c'est sans compter sur l'obstination d'Asuna une habile épéiste avec qui il va devoir s'allier. Démarre alors une course effrénée pour survivre dans un monde où l'art de l'épée fait loi.


Mon avis : 

samedi 21 mars 2015

Le mot qui arrêta la guerre

Titre : Le mot qui arrêta la guerre
Auteur : Audrey Alwett
Illustrateur : Ein Lee
Année de création : 2015
Maison d'édition : Nobi Nobi !
Collection : Soleil Flottant
Genre :  Art, jeunesse, album, poésie, guerre, paix, liberté d'expression, japon médiéval
Pays : France


Résumé :

Au petit matin, quand le soleil étend ses rayons, que les grues s'envolent vers le ciel et que les carpes se réveillent, le lac Yamagata est le plus bel endroit de la Terre. C'est là que Seï y trace ses plus jolies calligraphies, c'est là que son frère Shigeru y fait ses plus vivants origamis. 
Mais voilà que le daimyô déclare la guerre à son voisin. Tout homme âgé d'au moins seize ans sera contraint de se battre sous sa bannière. Shigeru devra partir et peut-être mourir. 
Le jeune Seï va alors tout tenter pour convaincre le daimyô de renoncer à cette guerre. En trois jours, il peindra trois calligraphies. Trois mots pour arrêter la guerre, trois mots pour sauver son frère. 


Mon avis : 

vendredi 14 mars 2014

Le Clan des Otori [1] : Le Silence du Rossignol

Titre original : Tales of the Otori : Across the Nightingale Floor
Titre français : Le Clan des Otori : Le Silence du Rossignol
Auteur : Lian Hear
Année de création : 2002
Genre : Jeunesse, fantastique, Histoire, Japon
Maison d'édition anglaise : Riverhead Books
Maison d'édition française : Gallimard
Date de publication en France : 2002

Résumé :

Au XIVe siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit au sein d'une communauté paisible qui condamne la violence, mais elle est massacrée par les hommes d'Iida, chef du clan des Tohan. Takeo, sauvé par sire Shigeru, du Clan des Otori, se trouve plongé au cœur de luttes sanglantes entre les seigneurs de la guerre. Il doit suivre son destin. Mais qui est-il ? Paysan, seigneur ou assassin ? D'où tient-il ses dons prodigieux ? Lorsqu'il rencontre la belle Kaede, un amour fou naît entre les deux jeunes gens : devra-t-il choisir entre cet amour, sa dévotion à sire Shigeru et son désir de vengeance ? Sa quête le mènera jusqu'à la forteresse d'Inuyama, lorsqu'il marchera sur le " parquet du Rossignol ". Cette nuit-là, le rossignol chantera-t-il ?


Mon avis :


Le Clan des Otori est une saga qui me fait envie depuis trèèèèès longtemps. Parce que c'est une série fantastique mais aussi et surtout parce qu'elle a lieu dans le Japon féodal. Et Dieu que j'aime le Japon traditionnel ! J'aime le Japon tout court, mais son aspect traditionnel et les Samuraïs me fascinent encore plus. Voilà donc un livre que je me devais de lire ! J'ai attendu longtemps avant de me décider à commencer la saga, allez savoir pourquoi...

On va donc suivre les aventures de Tomasu rebaptisé Takeo par son sauveur, le seigneur Shigeru Otori. Ce dernier l'a sauvé alors que toute sa famille - les Invisibles, un clan très passif - fut massacrée, son beau-père sous ces yeux et qu'il parvint à s'enfuir. Takeo va donc se voir adoptée par la famille Otori et va en apprendre les pratiques et coutumes qu'il sied à un membre d'une telle famille. Qui dit famille puissante dit rivalités entre les clans : voilà donc Takeo plongé au cœur de complots politiques. Entre temps, on se rend compte avec lui qu'il possède un don, une ouïe extrêmement développée. Suite à ça, on apprend l'existence de la Tribu, qui est assez en retrait de la politique actuelle, et dont les membres possèdent tous un don plus ou moins similaire à celui-ci. Ajouté à cela que l'on ne connait pas le père de Takeo : il y a de quoi se poser des questions ! 
En parallèle, on va suivre Kaede, une jeune fille offerte en otage au seigneur Noguchi. Celle-ci n'est pas traitée comme son rang le veut, et elle a appris à se débrouiller seule pendant les nombreuses années qu'elle a passées loin de sa famille. En grandissant, elle est devenue très belle et les hommes de la maison ne cesse de la taquiner jusqu'à ce que l'un d'eux tente d'aller trop loin. Kaede a su se défendre et se faire remarquer : ainsi, on va la traiter avec un peu plus d'égard et l'offrir en mariage à un seigneur (mais je ne vous dirais pas qui) : là encore tout est question de plan politique tordu.

Si au début j'étais frustrée de passer au point de vue de Kaede en abandonnant Takeo, la situation s'est inversée vers la moitié du roman. En fait, j'ai beaucoup aimé ces deux personnages. Takeo m'était sympathique dès le début. Kaede, en revanche, faisait parti de ses personnages qui me laisse indifférente "encore une jolie fille qu'il va falloir sauvée, à tous les coups", sauf que non, si elle est jolie, cela lui attire les ennuis ! Tant mieux je vais dire, les personnages "trop beaux" et "trop parfaits" sans raison apparente ne me plaisent pas. Au moins ici, ça semble plus réel.
Bon bien sur, il n'y a pas que ces deux personnages. Il y a aussi mon préféré, Shigeru Otori, qui va élever Takeo et parfaire son apprentissage auprès de Kenji, un membre de la Tribu.  Et il y a cette saleté de seigneur Iida qui a orchestré le massacre des Invisibles et qui semblent vouloir que le seigneur Shigeru passe à la trappe. Sans compter les oncles de celui-ci qui ont hâte de le voir disparaître aussi pour avoir l'héritage... Que de complots vous dis-je ! Voilà de quoi nous tenir en haleine pendant tout le roman ^^

Quant au style d'écriture, on peut dire que l'auteure sait de quoi elle parle ! Je me suis sentie transportée au Japon, et j'ai aimé sa façon de décrire les situations. J'ai même été surprise plusieurs fois ! Des scènes peuvent être longues tandis que d'autres passent tellement rapidement que l'on se sent obligé de faire une pause pour bien digérer l'information ! C'est un livre jeunesse, certes, mais tout le monde y trouvera son compte, pas seulement les enfants.
L'auteure alterne le narrateur interne pour Takeo et le narrateur externe pour Kaede, ce qui fait qu'on appréhende les deux de manières différentes mais justifiées (Takeo nous décrit son don en détail).


Je savais que ce roman me plairait et je n'ai pas été déçue. J'essaierai de lire le tome 2 bientôt ou alors cet été (en attendant, je l'ai déjà emprunté à la biblio) ^^

mercredi 19 juin 2013

Bansenshûkai suivi de 100 poèmes Ninja

Titre original : 萬川集海 - Bansenshûkai
Traduction : Dix mille rivières se rassemblent dans la mer (équivalent de notre "les petits ruisseaux font les grandes rivières")
Titre français : Bansenshûkai suivi de 100 poèmes Ninjas
Auteur : Yasutake Fujibayashi, Ise Saburô Yoshimori
Traduit par : Axel Mauer
Année de création : 1676
Genre : Japon, Ninja, Histoire
Maison d'édition française : Albin Michel
Date de publication en France : 2013

Résumé :

Dans le Japon traditionnel, l'art de la guerre ainsi que les rapports sociaux étaient officiellement régis par le bushidô, le code d'honneur des samouraïs ; mais le bushidô avait un pendant plus secret : l'art du ninjutsu. Les ninja, experts en infiltration, renseignement, espionnage et contre-espionnage, s'ils n'étaient pas tenus par le bushidô, n'en possédaient pas moins des valeurs et une tradition qui les distinguaient des simples voleurs. Leur art, invisible autant qu'indispensable, se transmettait au sein d'écoles secrètes et se fondait sur quelques rares manuels écrits en langage codé. 

Le Bansenshûkai, rédigé par le maître ninja Fujibashi Yasutake en 1676, est le plus monumental et le plus révéré de ces recueils, aux côtés du Shôninki. Resté secret jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il traite en 10 cahiers des techniques d’espionnage, de la fabrication des explosifs, etc., mais aussi des principes éthiques et spirituels du ninjutsu dans ses deux premiers cahiers, qui sont traduits ici par Axel Mazuer, auquel on doit déjà la traduction du Shôninki. L’ouvrage est complété par un autre classique de la littérature ninja, les 100 poèmes de Yoshimori. Cette version commentée du Bansenshûkai, enfin disponible en français, intéressera autant les amateurs d'arts martiaux et de stratégie que les passionnés de culture japonaise.

Ma critique :

Merci aux éditions Albin Michel et à Babelio grâce à qui j’ai pu lire le « Bansenshûkai suivi de 100 poèmes Ninjas » dans le cadre du dernier masse critique. J'en fus très heureuse puisque ce fut mon premier choix dans la liste : la couverture et l'aspect tradition du Japon étant mis en avant, je ne pouvait que m'y arrêter ! 

Et ce ne fut pas une déception, loin de là ! 
Le Bansenshûkai est un recueil qui reprend tout ce qu'il y a à savoir sur les ninjas, le ninjutsu et le code d'honneur de ceux-ci, le nindo. on ne parle pas ici de samuraï, puisqu'on insiste bien pour les différencier, que le samuraï vit et meurt pour l'honneur de son maître, tandis que le ninja a le devoir de suivre ce qui lui semble juste et vivre et mourir pour ça.
Ce livre aborde les 3 premiers cahiers du Bansenshûkai, qui correspondent au code moral du ninja, en abordant les difficiles questions de la vie et de la mort, en passant par les 5 éléments (j'ai remarqué beaucoup de "5 ..." dans ce livre) et par ce qui constitue le ninjutsu. On parle beaucoup des traditions d'époques, avec une explication quant aux origines chinoises.
J'ai par ailleurs trouvé très intéressant que les caractères et mots soient bien expliqués et traduits, car nous ne sommes pas tous bilingue français/japonais, ce qui peut aider. et on peut retrouver plusieurs sens pour chaque caractère (j'ai pu m'amuser à en reconnaitre quelques uns). 

Le Bansenshûkai aborde beaucoup de thèmes relatifs à l'époque tout en passant par une période historique (on parle de plusieurs ères, comme l'ère Sengoku, l'ère Edo, etc.). On retrouve beaucoup de personnalités historiques à travers ce roman (Ieyasu Tokugawa, Oda Nobunaga, Uemura Jenshin, etc.). Toutes ces pensées philosophiques passent par plusieurs courants, comme le confucianisme (Confucius est énormément cité dans l'ouvrage) et le taoïsme (on reprend beaucoup l'Art de la Guerre et d'autres ouvrages de référence chinois). J'ai beaucoup aimé cet aspect assez philosophique en fin de compte et je ne me suis pas ennuyée un seul instant pendant cette lecture ! 
Mon seul regret, c'est qu'il n'y ait pas les autres cahiers ^^ J'aurais bien aimé lire les cahiers qui abordent les techniques ninjas, comme l'infiltration, la stratégie, etc. Mais lire ce qui concerne le ninjutsu et Shôshin (Droiture de l'esprit, "shin" voulant dire le coeur, ici veut dire "esprit") fut très très intéressant.
Un fait intéressant à noter est que c'est la première fois que le Bansenshûkai est édité et traduit en dehors du Japon. Merci au traducteur !


Suite au Bansenshûkai, on trouve un recueil de 100 poèmes ninjas, qu'on suppose de Yoshimori (au moins la plupart). La forme de ces poèmes est en 5-7-5-7-7 (syllabes), ce qui en fait un peu l'ancêtre du Haïkus, qui n'a gardé que 5-7-5. Pour notre grand plaisir, ces poèmes sont d'abord écrits en romaji (la transcription des caractères japonais avec notre alphabet) puis traduit ensuite en français (pour moi qui essaie d'apprendre le japonais, c'est intéressant !). Un poème correspond à une page, ce qui fait des pages très aérées et très agréables à la lecture. Chaque poème retrace un passage de la vie du shinobi, que l'on pourrait aussi bien utiliser que le Bansenshûkai.

Un exemple de poème ninja :

Kakoide ni
Karasu no koe no
Kikoyuru wa
Han naruzo yoki
Chô wa tsutsuhime

Au sortir de la demeure
Cris du corbeau
En nombre impair bon augure
En nombre pair mauvais augure

Un passage du Bansenshûkai que j'ai beaucoup aimé :

"Il en est de même pour le shinobi talentueux : sa sagesse est immense comme le Ciel, et il tire les ficelles dans l'ombre. On ne peut donc l'appréhender. Quand on le croise, il apparaît comme un homme sans intelligence. Son secret est solide comme la Terre et profond comme un gouffre, si bien que notre perspicacité ne le mettra jamais au jour."