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lundi 8 septembre 2014

Les Bannis et les Proscrits [1] : Le Feu de la Sor'cière

Titre original : Wit'ch Fire (Banned & the Banished)
Titre français : Le Feu de la Sor'cière (Les Bannis et les Proscrits)
Auteur : CLEMENS James
Année de création : 1999
Genre : Fantasy, sorcellerie, magie, quête, aventure
Maison d'édition anglaise : Del Rey Books
Maison d'édition française : Bragelonne
Collection : Milady
Date de publication en France : 2008

Résumé :
Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l'espoir, de préserver le bien. Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d'un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu'elle puisse en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes des ténèbres pour s'emparer de la magie embryonnaire qu'elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible... mais aussi vers la compagnie d'alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux.

Mon avis :


"Tout d’abord, sachez que l’auteur est un menteur".



Ben oui, sinon il nous aurait déjà prévenu que son livre était géniallissime !!
Cette première phrase a de quoi intriguer d'emblée le lectorat. "Un menteur, comment ça ?!". Et puis on nous parle d'un cercle d'étudiants très fermé qui est autorisé à lire ce bouquin, on peut même remplir une fiche comme quoi il nous appartient (au cas où de mauvaises personnes tomberaient dessus, prière de me rapporter mon exemplaire !).

En fait, c'est une relecture. Cette saga est dans mon top 5 depuis que je l'ai lu : en fin 2008 (déjà 6 ans !), et j'ai souvent eu envie de la relire. Et puis je vois les tomes tous les matins lorsque je me réveille, comme s'ils m'appelaient... Donc j'ai cédé ^^" J'aime bien relire les bons livres dans lesquels on peut distinguer quelques subtilités, redécouvrir certains personnages en pensant à leur futur... 


Le récit débute avec la création du Grimoire, un livre magique qui va être créé alors que le Chi va quitter les initiés. Le Chi, c'est l'équivalent de la magie, les initiés ont tous une "Rose" de pouvoir qui se recharge avec le soleil. Sauf que le temps du Seigneur Noir va venir anéantir ce pouvoir, si je puis dire. Une prophétie dit que l'héritière de Sisa'kofa, la Sorc'ière, va apparaître au bout de 500 ans et que son pouvoir, "forgé dans les flammes" sera immense. La Sor'cière est souvent mal vu, car il n'y a que les hommes qui reçoivent le Chi. Comment une femme peut-elle y prétendre ? La Sor'cière est maléfique, voilà tout !
C'est ce qui est dans l'esprit d'Er'ril dès le début de cette histoire. Er'ril est un guerrier qui a assisté, participé même, à la création du Grimoire 500 ans plus tôt, le temps n'ayant pas d'emprise sur lui. Après des siècles d'errance, ce valeureux guerrier s'est perdu et n'a plus foi en personne. Mais en quelques jours, son errance remplie de tranquillité va se retrouver chamboulée par l'arrivée de nouveaux personnages. Non seulement, une nyphai (nymphe) connaît son identité mais en plus les Skaltum sont de retour ! Créatures cauchemardesques, les Skaltum sont ... indescriptibles je dirais. Ils ont des ailes immenses et membraneuses, leur peau est transparente et leur sang noir, leurs longues griffes sont enduites de poison, une magie noire les protège, ils empestent la pourriture... Je n'aimerais pas me faire embrasser par un Skaltum (ah beurk beurk !! James Clemens, pourquoi tant d'horreur ? x)). Ah, ils ont tout de même un point faible : la lumière du soleil leur fait défaut.
Mais pourquoi les Skaltum, les "soldats" du Seigneur Noir, réapparaissent ? Ils cherchent la Sor'cière bien sur ! 
On va donc faire connaissance (dès le début en fait, mais je trouvais plus sympa de parler d'Er'ril en premier) avec Elena, une jeune fille de 13 ans qui vit paisiblement en Alaséa avec son frère et ses parents. Elle va avoir ses premières menstrues et devenir une femme le jour même où sa main droite va devenir écarlate : la Rose de la Sor'cière. Pour elle, c'est un mystère. Elle va se rendre compte que ce secret pourrait bien lui causer sa perte le jour où deux individus mal intentionnés se rendent chez elle... Dans sa quête de réponses, elle va rencontrer des compagnons plus étranges les uns que les autres...
On va aussi faire la connaissance de Tol'chuk le demi ogre, de Mogweed et Fardale, deux frères si'lura (métamorphe) condamnés à rester dans la peau d'un homme et d'un loup. Kral le Montagnard et Méric l'el'phe vont également faire parti de l'aventure... Tous ont un objectif bien précis : défaire une malédiction, sauver son peuple, se venger, retrouver un roi perdu... Et tous vont être attirés par la Sor'cière, tous vont croiser son chemin.

Ce que j'adore, dans cette saga, ce sont les personnages. Ce tome 1 nous les présente très bien, leur personnalité est exposé dès le début. Et tous ne sont pas parfaits, évidemment. Retournements de vestes, trahisons, révélations sont au programme dans Les bannis et les proscrits. Combien de fois ai-je pu détester un personnage puis me raviser... Pour ensuite le re-détester ? (bon là j'ai un personnage bien précis en tête surtout...) Et d'autres personnages qui semblent détestables mais qui sont sympathiques ? Je prends l'exemple de Rockingham, que je n'ai jamais réussi à détester, sans vraiment savoir pourquoi au début... Il a juste pas de chance dans sa vie... 
Et au niveau des personnages et des créatures, on peut dire qu'il y a de la diversité !

L'écriture. Forcément, il faut que je vous parle de la plume de James Clemens. C'est ce qui m'a surtout séduite. Un tel pavé, avec une telle plume, se lit extrêmement vite ! J'ai l'impression de lire 5 pages quand j'en lis 20, tellement le récit est prenant. Et puis, c'est tellement bien décrit ! Même les scènes dégoûtantes... Alors là je tire mon chapeau bas, car je crois bien que c'est le seul auteur qui m'ait donné envie de vomir en lisant un livre (je n'ai pas encore lu Game of Thrones x)).



Et donc... COUP DE COEUR COUP DE COEUR COUP DE COEUR. Arf, cette chronique est bien difficile à rédiger, tellement les mots me manquent, tellement j'ai envie de dire plein de choses sur Elena, sur Er'ril, et sur les autres compagnons... 
J'ai re-dévoré ce tome en moins de temps qu'il en faut pour dire "Skaltum" ^^ (bon là j'exagère... Et puis j'aurais pu choisir un autre terme que ces sombres créatures...). Et bien sûr, j'aime toujours autant cette saga fantastique de James Clemens (aka James Rollins).





"Soyez prudent. Et de jour comme de nuit, dans la veille comme dans vos rêves, souvenez-vous…

L’auteur est un menteur."

Carte d'Alaséa (photoshopée par mes soins, elle provient des livres)

samedi 9 août 2014

Black Diamond [1] : Visions Mortelles

Titre original : Visions Mortelles (Black Diamond)
Auteur : Sandra Paillard
Année de publication : 2014
Genre : Fantastique, sorcière, vampire, bit-lit
Maison d'édition : Sharon Kena

Résumé :

Sarah, dix-sept ans, mène une existence compliquée. Orpheline et fugitive, elle est en plus clairvoyante. Le passé, le présent et l'avenir n'ont aucun secret pour elle ; sauf Black Diamond. La bourgade du Dakota semble l'appeler et lui montre un garçon, mais pas son visage. Elle sait que le seul moyen d'interrompre ce harcèlement psychique est de comprendre sa raison.Lorsqu'elle détecte chez James Drake, un lycéen de son âge, des dons paranormaux très puissants et découvre que, pendant des décennies, la commune a déclaré dix fois moins de décès que la famille fondatrice, elle s'interroge. Et si c'était James qui l'avait attirée ici et qu'il s'agissait d'un piège ? Cependant, quel rapport peut-il bien y avoir entre un garçon de dix-huit ans et des morts survenues un siècle auparavant ? Cette enquête lui fera entrevoir un monde dont elle ne soupçonnait pas l'existence et la mènera loin, très loin sur le chemin de sa destinée.

Mon avis : 

Je voudrais d'abord remercier les éditions Sharon Kena pour m'avoir permise de lire ce livre lors de la masse chronique de ce mois-ci. J'avais moi-même sélectionné ce titre car le résumé m'intriguait. Je ne savais pas encore que ça parlait de vampires à vrai dire, bien que le nom de famille "Drake" aurait du me mettre la puce à l'oreille. 

Au début de ma lecture, j'avais un peu l'impression de relire la saga Twilight (que je ne porte pas dans mon cœur), mais en mieux. Ça aurait dû me freiner dans ma lecture, mais les pages défilaient sur ma liseuse et au final, le livre m'a bien plu !
On va donc suivre Sarah, une lycéenne tout à fait normale... J'ai dit normale ? Si on excepte ses dons de visions et son héritage familial, on peut dire ça ^^ Donc Sarah va arriver dans une petite ville que lui ont montrées ses visions. Elle va alors être une source de curiosité pour la famille Drake, composée de deux parents et de cinq frères et sœurs, et l'un d'eux - beau brun ténébreux - semble l'observer particulièrement mais ne fait pas mine de vouloir l'approcher. C'est à partir de là que j'ai eu mon impression de "déjà-lu". Faut dire qu'on a souvent la même approche et les mêmes stéréotypes dans les histoires de vampires. Dieu merci, l'auteur n'a pas décidé de les faire scintiller au soleil ! Et au moins, on a une super héroïne dans Black Diamond, à la différence de l'autre là, Bella de Twilight.

Et je dois dire que si j'ai autant apprécié Black Diamond, c'est grâce à ses personnages. Sarah est orpheline (enfin presque, son père - si on peut appeler cela un père - la recherche pour d'obscures raisons) et viens vivre seule en tant que mineure émancipée à Black Diamond sous les regards sceptiques de ses habitants. Elle est fan de mécanique, a déjà participé à des run qu'elle a pour ainsi dire tous gagnés, elle excelle en musique et parle plusieurs langues. Et encore, s'il n'y avait que ça, mais la jeune française nous réserve des surprises tout au long de ce tome. Un peu trop parfaite à mon goût, mais ça passe. James, quant à lui, est un "jeune" homme de 130 ans (cette expression m'a bien fait rire, je dois dire), un vampire qui s'énerve facilement et possède un grand caractère (je les préfère comme ça). Il ne cherche pas vraiment l'amour, il ne fait que multiplier les aventures d'une nuit sans lendemain. Il est dès le départ très hostile envers Sarah, hésitant à redevenir un tueur si jamais elle se montrer dangereuse pour les siens. Il va jusqu'à l'espionner chez elle mais garde quand même un peu de pudeur lorsqu'elle se déshabille (n'empêche, elle a pas peur la Sarah, que sa salle de bain soit visible du dehors !). Rapidement, ces deux là vont se rapprocher (un peu trop vite à mon goût). Sarah va alors faire plus ample connaissance avec la famille Drake et nouer des liens familiaux avec eux. J'ai globalement aimer cette famille (surtout au niveau relationnel), spécialement les personnages de Stan et Lily qui apportent de la fraîcheur au récit, mais j'aurais bien aimé en apprendre plus sur Zach et Maggie. On voit bien que la famille compte beaucoup pour eux, peu importe que vous soyez comme eux (ou pas).
De l'autre côté, on a les méchants vampires - les mille et une tares comme dirait Lily - qui veulent récupérer Black Diamond et former de nouveaux vampires pour en faire leurs esclaves (pour "nettoyer leur maison" xD). J'ai bien aimé suivre leur point de vue, je trouve ça intéressant de suivre les méchants, surtout quand ce sont des psychopathes un peu (beaucoup) fous.
Il y a aussi des personnages secondaires que l'on voit peu, comme Marie, l'amie de Sarah au lycée, que j'ai bien aimé. 

Mais ce qui m'a tenu éveillée jusqu'à 2h du matin, c'est la plume de l'auteur. Sandra Paillard alterne entre la narration interne du point de vue de Sarah et la narration externe du côté de James et des méchants. Je dois dire que ça change de ne pas avoir que du "moi je", et c'est tant mieux ! On voit dès le départ le ressenti de chacun, on sait dès le départ qui sont les Drake et pourquoi Sarah est une curiosité pour eux. Et puis surtout, on n'a pas un récit trop mielleux (sauf quand la famille entre en mode bisounours...) et les scènes d'action sont vraiment bien décrites. L'humour est bien présente dans le récit et les personnages restent fidèles à eux-mêmes. Et cerise sur le gâteau, on ne retrouve pas de scènes "charnelles" inutiles comme on en voit souvent dans la bit-lit. Tant mieux, je n'en suis pas fan, il y a d'autres genres littéraires qui sont faits pour ça.


Une bonne découverte donc. Moi qui ai un peu de mal avec les récits de vampires, j'ai bien aimé Black Diamond (quand ça parle de sorcellerie, je suis conquise), et j'ai bien envie de lire le dernier tome, juste pour voir comment Sarah s'en sort avec ses nouvelles responsabilités !