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dimanche 16 juin 2013

Arata Kangatari

Titre original : アラタ カンガタリ~革神語~ (Arata Kangatari)
Titre français : Arata
Mangaka : Yû Watase
Année de création : 2008
Genre :  Shônen, aventure, fantastique
Pays : Japon

Magazine de prépublication : Shônen Sunday
Maison d'édition japonaise : Shôgakukan
Maison d'édition française : Kurokawa
Nombre de volumes parus au Japon : 18
Nombre de volumes parus en France : 14
Date de publication en France : 2010

Existe en anime : Oui

Résumé :
Dans un monde lointain, le temps est venu de procéder au couronnement d’une nouvelle princesse. Cependant, au cours de la cérémonie, cette dernière est sauvagement assassinée et le jeune Arata est injustement accusé du meurtre. Traqué par les chevaliers de la garde, il se réfugie dans la mystérieuse forêt de Kando qui renferme un passage sacré vers une autre dimension… Au même moment, dans le Japon moderne, un jeune lycéen aussi nommé Arata se retrouve lui aussi propulsé dans l’autre monde : les deux Arata ont chacun permuté leur esprit et se retrouvent incarnés dans le corps de l’autre. Pour eux, c’est le début d’une extraordinaire aventure qui deviendra légende…


Une petite précision  : j'ai lu les 14 premiers tomes à la suite, mais je ne ferai pas une critique pour chaque tome mais une plus générale (sans spoiler évidemment). Par ailleurs, ça s'applique à toutes mes chroniques de mangas, car il faut savoir que je les lis généralement d'une traite donc je trouve ça mieux.

Ma critique :

Étant une grande fan de Yû Watase, je ne pouvais passer à côté de ce manga. C'est par ailleurs assez rare qu'elle se lance dans le shônen, jusque là elle a fait beaucoup de shôjo (et un yaoi bien sympa aussi ^^).
Les dessins sont toujours aussi magnifiques, et je dois dire que le scénario est aussi très original. J'aime beaucoup le trait de crayon et la plûme de Yû Watase, surtout quand elle se lance dans du fantastique. Arata m'a un peu rappelé les sentiments que j'avais en lisant Fushigi Yugi (même mangaka), tout en étant différent. Certes, on retrouve le scénario basique du shônen fantastique : un jeune garçon qui se découvre héritier d'un grand pouvoir et qui va partir en quête afin de se découvrir et venir en aide aux autres. Autour de lui vont se greffer une multitude de personnages tout différents les uns des autres. Et on va apprendre à les aimer, même si leur première impression est parfois catastrophique (je pense à Kanade et à Akachi, et même à Kadowaki).
Le résumé du livre n'est pas assez significatif, car il semble donner l'impression que c'est le Arata accusé du meurtre qui est le personnage principal. Or pas du tout, c'est le Arata de notre époque, un jeune lycéen victime de brimades qui ne fait pas confiance en l'être humain, qui va se retrouver propulsé en avant de l'histoire. Il se trouve qu'il est le fourreau du plus puissant des hayagami (une épée aux pouvoirs divins), Tsukuyo. Suite à cela, il va mener une quête pour venir en aide à la princesse et devenir le Roi. Une lutte pour ce titre est engagée entre tous les détenteurs d'Hayagami, qui doivent asservir les autres fourreaux. Or pour asservir un fourreau, il faut que celui-ci le fasse de son plein gré, ou alors il faut le tuer... Mais la particularité de Tsukuyo, c'est qu'il peut ressusciter les âmes qu'il obtient, une fois sa quête accomplie.
Le plus intéressant, c'est de voir l'évolution d'Arata tout au long des tomes, de voir comment il asservit les fourreaux, sachant qu'il se refuse à les tuer. Au début, il apparait comme quelqu'un de dépressif qui a subi de dures épreuves, mais au final, il se révèle être une personne avec un coeur énorme, une grande gentillesse. On voit aussi l'histoire de l'autre Arata dans notre monde contemporain, qui lui aussi doit faire fasse à d'autres problèmes liés au six fourreaux divins...

Un shônen que je conseille vraiment pour les fans de l'auteur, les lecteurs de shônen et pour les amateurs d'aventure et de fantastique !!





Et en bonus, voici l'opening de l'anime :


mardi 18 décembre 2012

Imadoki


Titre original : イマドキ!
Titre français : Imadoki
Mangaka : WATASE Yuu
Année de création : 2000
Genre : Shôjo, Comédie, School Life, Romance
Pays : Japon

Magazine de prépublication : Shojo Comic
Maison d'édition japonaise : Shogakukan
Maison d'édition française : Tonkam
Nombre de volumes : 5 (terminé)
Date de publication en France : 2002

Résumé :
Tampopo Yamazaki a quitté sa campagne d'Hokkaido pour venir étudier à Tokyo. La veille de sa rentrée, elle se rend au lycée en reconnaissance. Quelle n'est pas sa surprise de découvrir Koki Kougyo, un élève en train de s'occuper d'un pissenlit qui a poussé derrière les murs de l'école. Et quelle ne sera pas sa surprise de découvrir que le même koki se comporte d'une très étrange façon une fois la rentrée passée ! 


Ma critique :

Si je me souviens bien, c'est le premier shôjo que j'ai lu. Je n'étais pas très réceptive à l'époque, s'il n'y avait pas de magie, ça ne m'intéressait pas. Mais je me suis dis "Pourquoi pas, je n'ai rien à lire en ce moment".

Et si j'ai retenue une chose, c'est que ce manga est trop méconnu pour ce qu'il vaut ! J'ai vraiment adoré, tellement que je me suis efforcée de les acheter dès que j'en ai eu l'occasion chez des libraires d'occasion (car évidemment, il est introuvable, pas réédité, épuisé,...) alors même que ma soeur les possède et qu'ils sont à ma disposition.

Alors Imadoki, c'est une histoire assez banale en fin de compte. Mais ce n'est pas ce qui m'a empêché d'adorer. Je ne me lasse pas de les relire. 5 tomes, ça passe tellement vite ! 

Dans ce premier tome, on aborde le côté intégration : Tampopo quitte sa campagne d'Hokkaido pour emménager dans la capitale. Avant sa rentrée, elle rencontre Kougyo (et quelle rencontre ! Elle lui tombe dessus), un gentil jardinier qu'elle surnomme "Jardinou" et qui aime s'occuper des fleurs. Mais le lendemain celui-ci se montre extrêmement froid avec elle et n'hésite pas à piétiner un "tampopo" (pissenlit). Parce que voilà, c'est le grand Koki Kougyo et seules les personnes attirées par son pouvoir 'intéressent à lui. Sauf Tampopo évidemment, qui déclare dès son premier jour qu'il sera son ami, quoi qu'il en dise.
Et puis on rencontre un tas d'autres persos tous plus cinglés les uns que les autres. Je pense notamment à Kyogoku, justement surnommé "Le cinglé" voire "Dingo", qui se balade avec des pistolets à air comprimé et n'hésite pas à laisser libre cours à son sadisme.

Enfin voilà, c'est du grand Yuu Watase ! C'est Imadoki qui m'a fait découvrir cette auteur et j'en suis très heureuse ! Les dessins sont magnifiques, les personnages sont supers (j'adore Popula, *nyo nyo*), et l'histoire est rafraichissante. Bien que banale, elle transmet un magnifique message sur l'amitié et la nature avec un arrière fond de romance qui se développe de plus en plus.

Moi qui n'étais pas réceptive au départ (bien que la couverture m'attirait), je me suis laissée emporter et c'est là que j'ai commencée à un peu apprécier les shôjos (encore plus par la suite grâce à Fruits Basket, Imadoki fut un prémisse).



N'hésitez pas à le lire si vous en avez l'occasion, vous ne le regretterez pas ! C'est vraiment un manga que je conseille et encore une fois, j'aimerais qu'il ne soit pas méconnu, il mérite bien plus que ça !